G R A N D E L O G E I N T E R N A T I O N A L E DE M E M P H I S - M I S R A Ï M

Principes DE LA FRANC-MAÇONNERIE

  • 1

    La FRANC-MAÇONNERIE égyptienne du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, institution humanitaire, philo-sophique, initiatique et spirituelle, a pour base essentielle la croyance en une PUISSANCE suprême, exprimée et invoquée sous le nom de :
    Grand Architecte de l’Univers
    ou de
    Sublime Architecte des Mondes.

  • 2

    Elle n’impose aucune limite à la libre recherche de la vérité, et c’est pour garantir à tous cette liberté qu’elle exige de tous la tolérance.

  • 3

    La FRANC-MAÇONNERIE rappelle à tous ses membres de respecter les lois des pays qu’ils habitent et considère un investissement personnel comme une loi impérieuse.

  • 4

    La FRANC-MAÇONNERIE est une libre association d’hommes et de femmes indépendants, libres et de bonnes mœurs, ne relevant que de leur conscience, qui s’engagent à mettre en pratique un idéal de paix, d’amour, et de fraternité.

  • 5

    La FRANC-MAÇONNERIE a pour but le perfectionnement moral et spirituel de l’humanité, et pour moyen la propagation d’une vraie philanthropie, par l’emploi des usages et des formes symboliques et ésotériques, qui ne peuvent être révélés et expliqués que par l’initiation.

  • 6

    Son objet est l’application de l’Art royal, formant des initiés, soustraits à toutes dominations, libres, souverains, maîtres d’eux, pensant avec indépendance sans subir la tyrannie des préjugés régnants, ayant secoué le joug des passions et conscients de leurs responsabilités.

  • 7

    La FRANC-MAÇONNERIE, étrangère à toute influence sectaire, impose à tous ses membres le respect des autres quelles que soient leurs opinions, afin de constituer un centre permanent d’union fraternelle où règne une harmonie parfaite de pensée.

  • 8

    La FRANC-MAÇONNERIE égyptienne du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm considère la stricte égalité des sexes (rituels et grades identiques).

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaitre,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

Prix Nobel de littérature. Né le 30 décembre 1865 à Bombay (Inde).
Passé à l'Orient éternel (décédé) le 18 janvier 1936 à Londres.
Ses cendres reposent dans le Poets' Corner de l'abbaye de Westminster.

Rudyard Kipling